Interprétation islamique des rêves
Détails des articles
Retour au sommaire de l'interprétation islamique des rêves
Article n° : 5 ---> Physiognomonie : Le recours aux textes saints éclaire le sens des rêves et réciproquement
Auteur :
Mehdi Bel Maati
Résumé :
L'interdit sur la consommation de viande de porc que décrète la bible et le Coran a pour sens spirituel : Il vous est interdit de prendre pour argent comptant tout exégèse (Ta'wîl) des Textes sacrés faite par un humain avant vous.
Détail de l'article :
L'interdit sur la consommation de viande de porc que décrète la bible et le Coran a pour sens spirituel : Il vous est interdit de prendre pour argent comptant tout exégèse (Ta'wîl) des Textes sacrés faite par un humain avant vous. L'exégèse doit jaillir de vous-même telle une source d'eau du sol. Sinon, vous seriez alors à l'image du porc omnivore qui se nourrit des restes qu'on lui présente sans en faire le tri par prospection personnelle (kashf), quant à la qualité de la nourriture spirituelle qu'on vous présente. Le porc vu en songe symbolise donc une spiritualité qu'on tient d'un autre sans en avoir vérifié le bien fondé.
La nourriture spirituelle de qualité a pour nom dans les Textes sacrés : la Table servie. Elle est symbolisée par le repas qu'Abraham présente aux anges venus lui annoncer la punition prochaine du peuple de Lot. Elle l'est aussi par celle que Jésus a demandé à Dieu d'octroyer à ses disciples :
Coran, la Table servie de 111 à 114. Le "repas de la Pâque" est l'enseignement qu'apporte cette nourriture qui est sagesse salvatrice; repas eucharistique où pain et vin sont les symboles de la chair et du sang du Christ. Cette chair-sagesse guérit la lèpre (l'ignorance en langage codé) et rend la vue spirituelle à l'aveugle, à celui qui en est dépourvu. Elle fait renaître celui qui la prend comme nourriture. Une table dressée, vue en songe, symbolise donc la sagesse sus mentionnée.
Dans Coran 2, de 68 à 73 : la vache de couleur jaune luminescent symbolise le principe fécondateur qui fait du fécondé un vivant spirituel. Il a suffi de frapper le mort que nous sommes dans ce monde matériel, d'un quartier de viande de cette vache, d'une partie de sa chair-connaissance pour lui rendre la vie : le faire renaître de nouveau. Une vache vue en songe, symbolise la connaissance qui induit l'éveil au monde spirituel.
Les pieds étant organes de connaissance, les mains sont ceux de l'intelligence; la main droite prospecte le spirituel, et la gauche, le monde matériel. David a pour titre : "le doué de mains", Coran 38, 17. Se laver les mains, les pieds, boire de l'eau en songe, s'y immerger prend une signification tout autre.
"Qui boira l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif; l'eau que je lui donnerai devient en lui source jaillissante en vie éternelle." a dit Jésus. Séphora, la sagesse que confère la première spiritualité de Moïse est toute proche du puits. Là où il y a une fontaine, l'arbre de la connaissance n'est pas loin. C'est là que Bouddha rentre dans la pureté et la perfection. Aussi faut-il interpréter tout ce qui a rapport avec l'eau dans les Ecritures et dans les rêves dans le sens d'Esprit et d'Unitude.
La nourriture dont parlent les Textes saints étant celle spirituelle, les interdits alimentaires peuvent être l'occasion d'éclairer de nombreux thèmes.
Ruminer a pour sens intelliger. Manger la viande d'un ruminant, c'est acquérir la connaissance de quelqu'un qui a intelligé le sens profond des Ecritures et en a démontré l'exactitude. Prendre de cette nourriture est licite. Cependant les pattes de la bête doivent être fourchus : le prospecteur doit être dotés des deux sources de la connaissance, la céleste et la terrestre.
Le contrôle du rabbin est en fait celui du Pontife Imâm, le guide intérieur; c'est lui qui détient le sens spirituel.
Les nourritures illicites sont celles provenant de l'intellect pratique non réformé et de son épouse la sagesse terrestre. Les griffes symbolisant l'ego, les animaux qui en sont pourvus symbolisent dans les rêves et les Textes sacrés les connaissances qui en procèdent, la consommation de leur chair connaissance est illicite.
Le sang symbolise la sagesse terrestre tant qu'elle n'est pas illuminée. Elle le devient quand elle approche en hauteur la qualité du Sang du Christ.
Le lait (gnose) provenant de la nourrice juive est la nourriture que dispense le guide spirituel. Il est le seul licite.
La terre promise est celle de la gnose (lait) et du sens caché et profond des Textes sacrés (miel).
Séparer la vaisselle pour les plats carnés (contenant du sang) et ceux lactés prend tout son sens à la suite de ces explications. Maimonide, le grand mystique juif, précise que c'est un rite relatif au pèlerinage spirituel.
Les couleurs, dans les visions, vont du noir au blanc en passant par terre de sienne; vert trèfle; vert brillant; bleu primaire puis bleu outremer; rouge primaire, carmin et vermillon, puis passant par l’orangé, le jaune, on arrive au blanc. Les couleurs de l’arc en ciel spirituel sont réunies. L’ordre de ces dernières que l’on retrouvera dans la Première Intelligence et au-delà, se présente inversé.
Les visages des grands pères symbolisent les Réalités primordiales, le paternel, la Volonté divine, et le maternel, l'Acte de volition. Les visages des grand-mères et grand-tantes symbolisent Oummahât el Asmâ, les sept mères des Noms de Seigneur.
Jésus dit à ses disciples : "Celui qui quitte père et mère pour me suivre, à celui-là je lui promets le Paradis ". Dans Thomas 55, il leur demande de se libérer des parents terrestres, des frères et sœurs. "Les parents humains n'engendrent que de l'humain; les parents célestes engendrent l'esprit dans l'Esprit" dit-il.
Lorsque les parents sont dans les visions, il faut les faire symboliser avec le Principe dont on émane pour le père et avec l'Âme dont on provient pour la mère. Même approche pour les frères et sœurs : leur visage vu en songe symbolise les intellects et les forces cognitives selon l’ordre de naissance et l’étymologie des prénoms.
Les visions se succédant, le pèlerin acquiert assez rapidement la capacité de ramener ce qui est vu à son sens réel céleste. Les quelques visions qu’il n’aura pas comprises lui seront expliquées par le guide personnel lorsqu’il aura fait la jonction avec lui. Lorsque le pèlerin entend la voix de l’Ange sans le voir, les explications qui lui parviennent ainsi ne nécessitent pas l’opération du Ta’wîl, elles lui sont annoncées en clair.
Le lexique qui se trouve à la fin de l'ouvrage permet de compléter un tant soit peu ce chapitre.
Source :
www.soufisme2000.com
Voir d'autres articles sur l'interprétation islamique des rêves
|